projeto EU

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2009 / vídeo – rascunho / projeto EU / são paulo – sp

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2009 – 2010 /escrita /  projeto / coletividade / work in progress

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http://projetoeu09.blogspot.com/

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2011 / projeto EU [projet JE] | 2009 / ateliê sofi hémon / loligo® / morangis – fr

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[http://webmastersite.perso.neuf.fr/loligo-presentationZinganoProjetoEU.htm]

projeto EU [projet JE] | 2009 – jusqu’à aujourd’hui

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1.

une image de rêve : d’un hélicoptère dans l’air, en volant sur la mer, je, c’est-à-dire, érica zíngano, jette des lettres en direction de l’eau. de cette songerie, c’était important pour moi de considérer 3 choses : le geste de laisser partir, dans le sens d’abandonner quelque chose et de ne plus la contrôler, les lettres dans l’eau et le mouvement que cela peut donner sur cette surface liquide. au début, je ne savais pas quelle écriture les lettres allaient écrire, après les choses sont devenues plus évidentes et je me suis rendue compte qu’elles devaient dire E U [J E]. ainsi pourrait commencer une fiction ou un travail d’art. j’ai du choisir la deuxième option, qui n’est pas si loin de la première, si par fiction on entend friction – contact, réalité, mélange, pénétration, mais aussi fissure.

une date? 2009, depuis la deuxième moitié de 2009, pour être plus précise, comme si, dans ce cas, il fallait avoir de la précision et si cette nécessité n’avait aucune importance. les données circonstancielles, qui concernent le travail proprement dit et sa réalisation, peuvent être résumées de la façon suivante : j’allais voyager en europe [EU-rope] et j’avais le désir de mener des actions dans les endroits où j’allais, de laisser des traces, même si elles allaient disparaître avec le temps. dès que j’ai compris que le travail avait besoin de toucher différents points de l’espace-temps, parce qu’il se déroulait dans des différents endroits, j’ai décidé d’inviter d’autres personnes à participer de ce projet.

donc, c’était une paire des lettres argentées, comme un miroir, faites d’un matériel très délicat, une fine pellicule, coupées soigneusement à la main – E U [J E] – et envoyées, avec des instructions, à quelques amis : des artistes, des poètes, des critiques littéraires, des metteurs en scène et d’autres qui ont des professions variées, hors du champ esthétique. plus de 30 personnes ont été invitées à participer, et, jusqu’à aujourd’hui, moins de la moitié a envoyé le travail réalisé. je n’ai pas fixé une date pour la fin du projet, qui est toujours ouvert.

qu’est-ce que je veux dire quand je dis envoyer ? d’abord, partager la responsabilité du travail avec d’autres personnes, ça veut dire, enlever de la scène principale, provisoirement, au moins au moment de la réalisation de l’action, ma main, qui pourrait exercer le rôle du contrôle. ainsi, sans ma main, le travail s’éloignait de moi, il était libre d’aller dans des paysages inconnus, des lieux différents, et produire des images que moi seule je ne serais pas capable de produire. j’ai compris que projeto EU [projet JE] a une volonté d’extension, parce que c’est un travail lié à la terre, aux différents points de la terre, et de cette façon il dessine une certaine cartographie nomade, en signalant le désir, un peu utopique, c’est vrai, de rassembler différentes personnes autour d’un cercle de liaison, qui ne configure pas une communauté, mais plutôt un réseau d’échanges ou une plate-forme collective d’action, par le travail lui-même.

ces couches de compréhension ont commencé à se détacher avec l’écriture que les lettres E U [J E ] dessinaient, en essayant de détruire cet E U [J E] unique et en le transformant en autre chose, une espèce de corps collectif, avec les autres mains opératoires du travail, et aussi à cause du jeu des lettres elles-mêmes, parce qu’au moment où elles sont dans l’eau, elles commencent à dessiner une nouvelle graphie, plus libre, lâche, molle, aquatique et beaucoup d’autres adjectifs que vous pouvez utiliser pour qualifier cet événement.

2.

1ère tentative pour comprendre la nature d’une idée

regarde bien cette pierre, tu vois cette pierre que je tiens à la mains? regarde-la bien, je vais la lancer là-haut, tu vois, je l’ai lancée. qu’est-ce qui s’est passée avec la pierre? tu as vu?

comme une météorite, dans l’air, elle a éclaté en petits morceaux qui se sont répandus en plusieurs directions.

2ème tentative pour observer le rayon d’extension (et de variations) d’une idée

si on dit que cette pierre a un nom, EU [JE], par exemple, c’est le nom de la pierre. au moment où je l’ai lancée là-haut, la pierre a éclaté en mille morceaux, comme on a vu au-dessus. je peux identifier quelques uns de ces morceaux, qui ont atterri dans l’espace de la pensée : projeto EU [projet JE] | 2009, EU EM PÇ. PÚBLICA [JE EN PLACE PUBLIQUE] | 2010,  EU/VARIAÇÕES [JE/VARIATIONS] | 2010, le livre fio, fenda, falésia [fil, fente, falaise] | 2010, le mémoire que j’ai présenté à la fin de ma maîtrise, en 2011, à propos de la dérive chez Maria Gabriela Llansol.

3ème tentative pour se rapprocher du noyau osbcure d’une idée

pourquoi appeler cette pierre EU [JE] et la lancer là-haut?

parce que m’intéressent la matière brute et l’image d’une explosion.

3.

des mots comme: je, l’autre, graphie, l’eau, lieux, rivières, lacs, mer, marais, pays, géographie, subjectivité, altérité, éthique, plate-forme, performance, action, page, miroir, narcisse, bouée, densité, poids, légèreté, vidéo, photographie, paysage, poésie, arts visuels, expérience, communauté, groupe, éphéméride, latitude, longitude, territoire, temps, contemplation, silence et encore beaucoup d’autres sont bienvenus, ceux que je pourrais énumérer pendant une demi-heure ou tout au long d’une semaine,  comme vous, qui êtes en train de me lire, vous pourriez aussi, parce que ce genre de réflexion lexicale étire le travail jusqu’au champ de la pensée.

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